1913-1932 Période toscane

1913 Alfredo Müller est en Sicile.

Il commence sa série de paysages, une réflexion sur l’architecture, la couleur et la lumière qui se prolongera sur plusieurs années.
Plusieurs toiles siciliennes font partie de son exposition à la Seconde Sécession de Rome en 1914. Quatre d’entre elles, achetées par un collectionneur anglais, puis acquises aux enchères en 1932 par le mécène John George Graves, sont aujourd’hui la propriété du Musée des Beaux-Arts de Sheffield.
Parmi elles, Il tempio della Concordia a Girgenti, huile sur toile 80,6 x 70,1 cm, signée et datée en bas à gauche ‘A. Müller 1913’, dont l’histoire avait été oubliée…

1914 Rome, II Exposition de la Sécession.

Alfredo Müller y est exposé dans la section française avec Cézanne et Matisse. Pissarro e Cézanne, toile de grande taille, recherchée dans la perspective du catalogue de l’oeuvre peint, a une valeur déclarative: l’artiste désormais français énonce ses maîtres, Camille Pissarro et Paul Cézanne. La photographie de la toile (qui semble signée et datée en bas à gauche ‘Müller 11’) est tirée du catalogue de l’exposition.

1915, Firenze, Exposition individuelle.

L’exposition d’avril 1915 au Lyceum Club Internazionale de Florence est l’occasion pour Müller de présenter le nouveau visage de sa peinture, 25 ans après les polémiques déclenchées par les maîtres macchiaioli contre les prétendus dangers que sa peinture de facture impressionniste auraient fait courir à l’identité picturale italienne de leurs jeunes disciples.
Au Lyceum, on accourt pour voir les 40 peintures, les 10 dessins et les 2 eaux-fortes, et on achète. C’est lors de cette exposition que son directeur, Domenico Trentacoste, acquiert Todi pour la toute nouvelle Galleria d’Arte Moderna. De nombreux compte-rendus et commentaires paraissent dans la presse.

Alfredo Müller, Todi, huile sur toile 84 x 91 cm, signée et datée en bas à gauche ‘A. Müller 14’. Galleria d’Arte Moderna, Inv. Gen. 396.
© Galleria d’Arte Moderna, Firenze

1918-1926 Arlequinades.

Alfredo Müller met en scène les personnages de la Commedia dell’Arte dans plusieurs séries de toiles de 90 x 90 cm environ, dont la destination (décorative) n’est pas toujours connue. Elles apparaissent dans les expositions italiennes à partir de 1919.

L’intérêt de Müller pour ‘les masques’ de la Commedia dell’Arte n’a pas attendu son retour en Italie. La ‘préhistoire’ française est cependant mal connue. Les Masques, ci-contre, esquisse peinte sur une planche de bois, signée et datée ‘Müller 14’, reprend pour son frère Rodolphe les visages éclairés par les feux de la rampe de La dichiarazione  de 1913.
© Les Amis d’Alfredo Müller.